NÇAISE
Seizième annËS. passe à un emploi de lieut. dans le corps aute fait partie, en rampl de M. Frotin, qui avec lui.
N. 64
il
re-
M. de l'Eglise de Ferrier de Félix, colone du veté du 118 rég d'int, passe au comme, Pi- 123 rég, de même arme, en rempl. d card, changé de corps.
M. Lebrun, colonel du 108 rég, arme, en .nt, passe an commant du 118 rég, de měj rempl. de M. de l'Eglise de Fr
Ter de Félix, · changé de corps.
M. Hecquet, colonel du 27- -8, d'inf, passe an command. đủ 108 rég même arme, en rempl. de M. Lebrun, chan de corps.
M. Picard, colonel du 123a règ, d'inf, passe au command. du 27% ré. de même arme, en rempl. de M. Hecquet changé de corps.
Cavalerie. - Far deels, minist. du 2 mars 1884, M. Marchal, mafor da 6a rég de quiraa8, est passé aux fonct. de chef esc, dans le corps dont il fait partie, par échange d'emploi avec M. de Salles de lys.
Ecoles mu̸litaires. ---- Par décis. minist. du 25 tev. 1884, M. Bouchard, capit, profess, d'art milit. à l'eole milt d'inf, est passé dụ 102* rég. d'iaf, en rempl. de M. Bosler, nommé chef de bat.
Par décis. miniat. du 28 fév. 1884, M. Strobl, chef de bat, au 83a règ. d'int, a été nommé commant eu secont de l'école milit. d'inf., en rempi. de M. Metzinger, passé au 3a rég, de
Zouaves.
PARTIE NON OFFICIELLE
Paris, 4 Mars 1884,
Le président de la Chambre des députés et Ma Heari Brisson recevront, à l'hôtel de la présidence, ce soît 5 párs.
Le président de consell, ministre des af faires étrangères, et Mm. Jules Ferry rece vrons, le samed-toir 8 mars, à l'hôtel da quai d'Orsay.
Le ministre de la guerre recevra, à l'hôtel da ministère, ce soir 5 mars.
Le ministre des postes et des télégraphes redevra, aujourd'hui 5 mars, à l'hôtel da mi- uistère, 101, rae de Grenelle.
RAPPORT
adressé
AU MINISTRK DE LA MARINE ET DES COLONIES
Hanoï, le 19 janvier 1884.
Monsieur le ministre,
J'ai l'honneur de vous rendre compte des opérations qui ont eu pour résultat la prise de Pinviolable Bontay.
Beizième année. N⚫ 64
JOURNAL OFFICIEL DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
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CO.
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Le 11 décembre, au matin, le corps expédit | En approchant de l'entrée du Day, le Mous- | Belin, arrivant par la grande digue, opéra sa tionnaire quittait Hanoi par deux voies diff-queton, sur lequel se trouvait le chef d'état-jonction et prit postma à l'exème gauche major de la division navale, prit les devants du corps expéditionnaire. Les troupes te cette pour aller indiquer le point de débarquement et vérifier les sondages d'après lesquels ce point avait été choisí quelques jours aupara-
rentes Une première colonne (colonne de gauche), sous les ordres du colonel Belin, prenait la route de terre par Phu-Osï es Phong, où elle devait passer la nuit.
· Cette colonne comprenait :
Les bataillons Jouneau et Le Tellier (ti- | railleurs algériens) et le bataillon Donnier (légion étrangère), formant le régiment de marche du 19* corps;
Le bataillon Roux (infanterie de ma- rine);
800 auxiliaires tonkinois, commandant Bertaud;
Deux batteries attelées de 4 de montagne et une batterie attelée de 65mm (artillerie de marine);
Deux escouades de télégraphistes et une ambulance.
Après avoir traversé le Day, elle devait re- joindre le lendemain l'autre fraction du corps expéditionnaire, qui prenait passage sur la flolle.
Cette seconde fraction (colonne de droite), commandée par le colonel Bichot, compre. Bait :
Les bataillons Chevallier, Dalieu et Rey- gasse (infanterie de marine), sous les ordres du coloni de Maussion;
Le bataillon des fusiliers marins, comman- dant Laguerre ;
Trois batteries traînées de 4 de montagne (artillerie de marine);
La batterie de 65mm du corps de débarque- ment de la division navale;
Deux escouades de télégraphistes et une am- bulance.
Une.compagnie de tirailleurs annamites de Cochinchine était adjointe à chacun des ba- taillons d'infanterie de marine, une autre au régiment du 19o corps.
La flotiilie se composait ainsi qu'il suit : Le Pluvier, la Trombe et l'Eclair, portant ensemble environ 1,500 hommes;
Les petites canonnières Hachs, Mousqueton Let Yatagan, surveillant et protégeant la
marche;
La Fanfare, mouillée depuis longtemps Lau-dessus de Palan, dégageant le cours du
leuve en amont;
Trois chaloupes à vapeur, chargées des communications;
Enfin, un grand nombre de remorqueurs et de jonquer, portant le reste des troupes et le
matériel.
La batteria de 80mm de campagne avait été embarquée, comme réserve, dans le cha- land le Guan-Cam.
La Surprise restait à Hanoi pour protéger la | ville et le cours du flrave en aval.
J'avais mon pavillon sur le Pluvier.
Ce n'est pas seulement afin d'accélérer le mouvement que je dirigeais une partie du corpa expéditionnaire par le fleave. Presque certain que l'ennemi ne nous attendait point | l'endroit choisi pour le débarquement, je comptais que cette colonne donnerait à l'autre un vigoureux.appui, si le passage du Day était disputé. En doux heures de marche, elle pou vait prendre à revers les forces qui s'y oppo-
eraient.
La flottille remonta le fleuve saus autre inci dant que quelques coups de hotchkiss tirēs ā grande distance sur des pavilions blancs qu'on japercut près d'une pagode de la rive gauche, aux environs de Palan.
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vant.
A trois heures trente, je quitiai le Pluvier et me transportai sur l'Eclair avec le colonel Bichot, le colonel Badens, le colonel Révillon et mon ésat major général.
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colonne étaient fatiguées 5 quiera de la à attendre au lendemain punt Indchi l'espace de 5 oa 6 kilomètres qui nous séparant des ou vrages avancés de Soutay.
La 14, à six heures et demie du matin, le corps expéditionnaire se mit en marche for dsax colonnes. Calle de gauche, commas iée par le colonel Beln, suivait la grande digue Cette canonnière al'a immédiatement at- intérieure; calle de droite, comman jée par se coster la plage à 500 mètres au-dessus de colonel Bichot, s'avançait par la route qui borde l'entrée du Day. Le débarquement commença le Song Cui, tandis que la flutti le suivati à sous la direction du capitaine du Mousqunton | petita vitezze sans dépasser la tête des trog- et continua sans relâche au fur et à mesure pes. que les navires chargés de troupes venaieut A neuf heures trente, la tère de coloana s'accoster. Pendant ce temps, le Pluvier et les s'arrêtait à la pagole de Then-Los, au poi$ petites canonnières protégeaient l'opération, | où la grande digue vient rejoindre la reve; la qui ne fut d'ailleurs nullement inquiétio par colonne de gauche la rejoignait un quart Pennemi. A six heures du soir, infanterie, ❘ d'heure après. Non loin de ca point se troa- artillerie, chevaux et bagages étaient à terre. vaient les premiers postes ennende.
Les batations, aussitôt formés, avaient reçu l'ordre de pousser en avant, perpendica- lairement au fleuve, janqu'à la grande digue, située à deux ou trois kilomètres à l'intérieur, et de prendre leurs cautounements en s'éche - lonnant dans les divers villages situés sur cette ligne.
Je plaçaí mon quartier général sur le bord du fleave, restant ainsi en communication avec la flottille et avec le poste de télégraphie ophique de Palan.
Ce poste me donna le soir même des nou. velles de la colonne de gauche.
Le colonel Belin s'était avancé sans inci dent jusqu'an Day, y avait trouvěà les jonques destinées à établir un pont; il comptait le construire pendant la nuit et traverser te len. demain matin da bonne heure.
Il convient, avant de commencer le récit des combats qui oni amenéʻla prise de 80 tag, de donner une description déiautée des nombreux ovrages que l'ennemi avait aceamus aux abords de cette ville et qui en faisaient une forts place de guerre.
La citadelle de Sonay située à 2 k loma- tres da fleuve environ, firms un carré de 300 metres de biè entouré d'un mur ea Dem ques de 5 coètres de hauteur. Le mur est cou - ronné de fraises constituées par des bɩmbous croisés et liés entre eux. Cette ligne de fraises fait saillie à l'extérieur sûr que largeze de drex mètres et présente un obstacle serieux a l'es calade. La partie supérieure du mar forme pa- rapet de 10 mètres de largeur, sur lequel sont disposées des plates-formes pour Part:fleria er des abris pour les défenseurs. A 80 centimè- tres au-dessous de la crèce da mur règne an terre plein.
Au milieu de chaque face so trouve une demi tour circulaire de 30 mètre de diamètra, dont le flanc droit est percé d'une porte vad- sée. Un pont massif en briques traverse le fossé dans la direction de la capitale de la demi-tour. Une porte en bambous ferme l'en-
Dans la matinée da 12, je parcourus les po- sitions avec le colonel Bichot et le chef d'état- major et je reconnus le pays. Completement plat, et relativement sec à cette époque de l'année, il est couvert de villages boués, gé- néralement entourés d'épaiseas baies de bam- bous, qui en font de petites forteresses. Ces villages laissent entre eux des espaces déga-trée du pont; une ports massive en bois doons gés converta da rízières et de champs de cannes à sucre.
Dans l'après-midi du 12, toute la colonne de droite fas portée en avant et établie, depuis le fleuve jusqu'à la grande digue, sur une ligne de 2 kilomètres de développement, perpendi- culaire à la rive, passant par le village de Xuyen-Van, où s'établit le quartier général. Les bataillons étaient rangés dans l'ordre sui- vant à partir de la droite:
Bataillon Chevallier, s'appuyant au fleuve ; Bataillon des fasiliers marins, commandant Laguerre, à côté du quartier général;
Bataillon Reygasse;
accès dans la demi-tour et dans la citadelle. La porte de l'E-t est murée.
Un fossé d'environ 20 mètres de large, pro- fond de 3 metres et rempli d'eau et de v4:0 sur une profondeur de 1 mèire, entuare le rem- part, dont il est séparé par une e-påse da berme ou bande de terre de 8 mètres de large appelée Chemin des Alephants, les laips du fossé sont à pic et revêtus de maçonnerie.
A l'intérieur de la citadelle on distingue la tour en briques, de 18 mètres de hauteur, qui domine au loin. Le reste de la citadelle est occupé par les maisons des mandurios, lea
Bataillon Dulieu, à l'extrême gauche, s'ap magasins à riz, vastes bâtiments visibles à puyant à la digne;
L'artillerie, sous les ordres da colonel Ré- villon, était placée un peu en arrière da quar- tier général.
l'extérieur, et d'autres édifi es pablies.
Autour de la cicadelle se trouve la ville, qui se compose de quaire rangées de maisons en briques ou en torchis disposées le long des Cependant, la colonne de gauche rencontrait routes aboutissant aux quatre portes de l'en- de grandes difficultés pour traverser le Day. Le ceinte extérieure. Ces portes sont en maçon- pont établi dans la nuit s'était rompn et le co-
nerie massive; celles de l'Estet de l'Ouest sont lonel Balin s'était vu obligé de faire le va et murées en terre, celles du Nord es da Sad vient avec des jonques, non sans éprouver de seules peuvent s'ouvrir : les portes sont reliées zérieux embarras pour le transport des canons par un retranchement composé d'un parapet et des chevaux. Ce passage, effectué d'ailleurs en terre de 4 à 5 mètres de hauteur, percé sans résistance, occupa toute la journée du 12 d'embrasgres et de créneaux resétus en bois da es la nuit était déjà fort avancée quand les en clayonnage, permettant aux tefemtenre də troupes purent prendre leurs cantonnements.
tirer le fusit ou le canon sans être vus da de- C'est seulement le 13, à midi, que la colonne I hors. Lo parapet est entouré d'un fossé de
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